Garrido et De Pascual font tomber Paquito–Di Nenno à Milan — La surprise qui peut tout changer dans la Race
Les huitièmes du Milano P1 2026 ont livré un cocktail de confirmations et de secousses : performances solides des têtes d’affiche, surprises qui bouleversent la Race et paires en pleine dynamique. Voici une analyse technique et tactique détaillée des rencontres qui ont marqué la journée, pensée pour les entraîneurs et joueurs qui veulent comprendre pourquoi ces matchs ont basculé d’un côté ou de l’autre.
Les faits marquants
Parmi les résultats notables : la double élimination des favoris Paquito Navarro / Martín Di Nenno par Javi Garrido et Juani De Pascual (6-2, 6-3) — la plus grosse surprise masculine de la session — tandis que Gonza Alfonso et Tino Libaak confirment leur forme en battant Mike Yanguas et Pablo Lijó (6-1, 7-6). Les tenants du titre Ale Galán et Fede Chingotto ont déroulé face à Xisco Gil et Ramiro Valenzuela (6-1, 6-1), et Tapia/Coello n’ont laissé aucune chance à José Jiménez/Álex Arroyo (6-2, 6-2).
Du côté féminin, le tableau s’est aligné sur les pronostics : sept des huit têtes de série ont validé leur ticket pour les quarts. Triay/Brea, Sánchez/Ustero, Fernández/Calvo et Josemaría/González ont notamment affiché une bonne lecture collective et une capacité à fermer les points dans les moments clés.
Pourquoi Garrido / De Pascual ont surpris Paquito / Di Nenno
La victoire des 16es têtes de série sur la paire classée 5e ne relève pas du hasard tactique. Trois éléments expliquent ce renversement :
Ces trois axes constituent un manuel pour toute paire cherchant à créer la surprise : attaquer la faiblesse (ici la seconde balle), casser le timing adverse, et dicter les échanges aux moments stratégiques.
La réussite répétée de Libaak / Alfonso : une progression mesurée
La paire argentine enchaîne les performances (Rotterdam, Düsseldorf, Milán). Leur match contre Yanguas/Lijó montre une marge d’évolution nette : solide au service, capacité de contraste entre jeu en puissance et phases de patiente construction. Le tie-break du deuxième set dévoile leur sang-froid : ils gèrent l’irrégularité adverse et exploitent les petites erreurs pour conclure. Pour reproduire ce schéma, il faut travailler :
Galán / Chingotto : l’efficacité d’une paire rodée
La démonstration express (58 minutes) face à Gil/Valenzuela illustre la différence entre une paire aux automatismes bien huilés et une paire en construction. Principales sources de supériorité :
Le tableau féminin : moins de surprises, mais des enseignements tactiques
La quasi-totalité des favorites a sécurisé sa place en quarts, souvent par des victoires nettes (Triay/Brea 6-0, 6-3). On note :
La paire Josemaría/González illustre l’importance de la résilience : après un premier set perdu au tie-break, elles ont su corriger la tactique (serrer la profondeur des bandejas, monter plus tôt) et renverser le match, démontrant l’impact des ajustements à la pause.
Conséquences sur la Race et préparation des quarts
Les résultats changent la donne pour la qualification aux Finals : la défaite de Tello/Arce et la montée en puissance de paires comme Libaak-Alfonso modifient le classement provisoire. Pour les équipes menacées, l’important est de prioriser les matches à enjeu et de gérer la charge pour éviter les blessures en fin de saison.
Recommandations techniques pour les coachs
En synthèse, la journée montre que la hiérarchie se maintient quand les paires dominantes imposent rythme et efficacité, mais que le padel moderne récompense également l’innovation tactique et la capacité à créer du déséquilibre chez l’adversaire. Les quarts promettent désormais des affrontements où la marge d’erreur sera infime et où la préparation mentale et la lecture du jeu feront la différence.
